Chantal Monet

 

Il n’y a pas de lumière sans ombre, disait Aragon…

Il en est ainsi dans la vie comme dans la peinture. On découvre alors comment l’obscurité peut révéler la lumière et donner vie à la matière.

Un samedi de mai 2006, je marche au Sablon lorsque des toiles accrochées dans une galerie capturent mon regard. J’entre et découvre l’artiste qui se cache derrière la signature Isara. Le genre de rencontre qui vous marque. Je suis alors en plein deuil. Isabelle Ravet me propose de venir suivre des cours. Une aberration pour moi qui n’ai jamais tenu un crayon ni un pinceau. Ses toiles, en revanche, font partie de mon quotidien et m’accompagnent au gré de mes pérégrinations jusqu’en Afrique. Je continue à suivre son travail. Il faudra 7 ans avant que je me décide à franchir la porte de son atelier. Pour mon plus grand bonheur.

En peignant, j’ai le sentiment d’être connectée avec l’essentiel, l’invisible, l’au-delà… Cette petite âme qui me manque tant… Des moments de joie et de gratitude.